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‘Presse et revues’

Chacun des trois finalistes crée la surprise par rapport au tour précédent. La Géorgienne Anna Kasyan révèle un art très abouti.

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« Fourreau noir à paillettes, cheveux couleur jais tirés en queue-de-cheval, l’allure de la soprano géorgienne Anna Kasyan , 26 ans, n’est pas sans évoquer Bartoli. Elle en a d’ailleurs un des atouts : une voix fine, bien projetée, dont l’aigu traverse l’orchestre comme un laser. La conduite est parfaitement maîtrisée, guidée par une musicalité naturelle et toujours émouvante. Après un « Exultate » de Mozart d’une pureté idéale, l’air d’Armida, la magicienne de « Rinaldo » (Haendel) révèle un autre atout majeur de la candidate : sa capacité à habiter un personnage, à le rendre important, à le faire vivre, aptitudes étayées par une technique en béton, dans laquelle intervient un art des vocalises renvoyant, une fois encore, à la trépidante Bartoli. On pourra relever de l’emphase, ou de la naïveté, mais tout cela reste à la fois beau, stylé, et habité. Autre écriture, plus souriante et plus légère, avec Donizetti et l’air où Lucrezia contemple son fils endormi : dans cette page, Anna Kasyan empoigne la salle avec toute sa puissance, sa générosité, sa spontanéité… Air de pure séduction, ensuite, issu de « Sniegourotchka » (« Flocon de Neige ») de Rimski-Korsakov, balancé avec charme et fraîcheur. Nouvelle immersion, cette fois dans la musique de Bizet (Leila, des « Pêcheurs de perles »), une couleur vocale bien en phase avec l’oeuvre. « Im Abendrot » (Eichendorff), enfin, issu des « Vier Letzte Lieder » de Strauss, Anna tente la démonstration qu’elle peut aussi s’emparer de la grande musique allemande et de ses poètes. La chanteuse offre quelques moments magiques, prolongés par les splendeurs de l’orchestre. »

Finale du Concours Reine Elisabeth, Bruxelles

La Libre Belgique, Mai 2008

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«… Anna Kasyan, une Rosine qui assure et affronte avec bonheur les vocalises du rôle. La cavatine de Rosine, plein de drôlerie et d’espièglerie, illumine et nous transporte. On ne peut s’empêcher de penser à Maria Callas et à Cecilia Bartoli…»

Il Babiere di Siviglia, Le Figaro, Septembre 2007

Festival de Radio France à Montpellier

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«… Anna Kasyan (Zerlina) joue parfaitement son personnage, chatte tourneboulée par la jatte de crème promise, mais emplie de remords à l’idée de son manque de parole…»

Don Giovanni, Forum d’opéra, Juillet 2007

Don Giovanni à Montpellier

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« Anna Kasyan est parfaitement en place dans le rôle de Zerline. Très à l’aise et dotée décidément d’un bien joli timbre! Comment Masetto pourrait-il ne pas lui céder ? Le public ne s’y est pas trompé. »

Don Giovanni, Festival de Radio-France et Montpellier, Juillet 2007

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« …La prestation d’Anna Kasyan dépasse les espérances, ce récital est triomphal. Rayonnante, Anna Kasyan communique la joie de Mozart d’un frémissement, d’un regard. Le timbre est chaud et fruité, les aigus altiers, elle parcourt toute la gamme des émotions dans Rinaldo et elle est une Rosine très au-dessus de ce qu’on peut entendre actuellement : accent, intonation, volubilité virtuose… On est bouleversé par les extraits de Manon de Massenet. Anna Kasyan a la puissance du rôle et sa douleur, lumineuse, touche à la folie…
»

Midi Libre, Mai 2007

Lyrisches Spiel und bezauberndes Lächeln

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 » En écoutant Anna Kasyan on comprend bien pourquoi le jury du prix de musique d’Osnabrück lors du concours d’ARD lui a décerné sa distinction pour l’année 2006 : grâce à sa voix de soprano de rare beauté aux contours clairs, à la fermeté de ses graves et l’éclat lumineux de ses aigus, à sa technique parfaite qui lui permet de monter et de descendre d’une allure légère et sûre les degrés des coloratures mozartiennes ainsi qu’à sa sublime musicalité, qui ne cherche pas à se mettre en avant, mais conçoit la voix comme faisant partie d’un tout.
Le morceau de bravoure de Mozart Exsultate, jubilate connaît ici une profonde intériorisation qui s’épanouit voluptueusement dans l’Alléluia. La magie de la musique fait apparaître un sourire dans ce visage aux grands yeux sombres et à nouveau s’égrènent les coloratures virtuoses. Son chant a la facilité d’un jeu, mais c’est là que s’exprime la maîtrise de cette chanteuse: chaque son est à sa place, chaque phrase mélodique se déroule avec le naturel d’une voix parfaite.
La sensibilité de son art vocal s’exprime encore mieux dans la scène de concert La Petite Sirène d’Eugène d’Albert. Un soprano léger se mêle aux sons vaporeux de l’orchestre symphonique sous la direction de Hermann Bäumer – non pas une ligne dominante, mais une nuance lyrique. Et là où Eugène d’Albert fait résonner l’éclat étincelant de l’orchestre au romantisme tardif, Anna Kasyan ajoute à la splendeur de l’orchestre l’éclat lumineux de sa voix, sans se départir de sa sensibilité car sa voix de soprano n’a nul besoin de conquérir sa place, elle la prend avec une élégante grandeur « .

Osnabrück, Kultur Montag, Février 2007

Les nouveaux espoirs du CFPL

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 » Anna Kasyan (24 ans, Géorgie) s’est illustrée dans un extrait des Pêcheurs de perles de Bizet par sa technique exemplaire, la beauté de son timbre et sa diction parfaite du français…« 

La Lettre du Musicien, Octobre 2006

XI concours international de chant, Julian Gayarre

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 » Le premier prix féminin accordé à Anna Kasyan a été indiscutable et incontesté. Depuis les premières éliminatoires elle a démontré un professionnalisme très complet en ligne de chant, en expression théâtrale, en communication, dans la phrasé, en richesse interprétative de chaque fragment, en arrondi dans la clarté de timbre, en précision de chaque vocalise – par exemple dans Norina (Don Pascuale) de Donizetti -, en intensité dans les récitatifs. Enfin, une grande musicalité qui fait partie de ses indéniables dons vocaux. « 

Espagne, Diario, Septembre 2006

Une voix est née : Anna Kasyan, divine !

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 » Anna Kasyan est vraiment exceptionnelle. Cette très jolie soprano âgée de 24 ans a des qualités vocales hors du commun et un timbre très personnel, de ceux qui donnent le frisson et font battre le cœur. Elle invente des effets, des modulations qui renouvellent l’interprétation, notamment dans le rôle de Norine, de Donizetti. Expressive, touchante en Leila des Pêcheurs de perles, où sa déclamation du français (elle est géorgienne d’origine arménienne) a de quoi faire pâlir plus d’une interprète. On est ému de l’entendre en Juliette, en Suzanne, en Snégourotchka et elle exprime une réelle joie de chanter, comme vouée par nature à la musique. Et quels aigus ! Drôle aussi, elle cabotine, dans le bis de Pomme d’Api d’Offenbach.Si elle veut qu’on l’aime, c’est gagné! « 

Midi Libre, Mars 2006